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Réalisation : Yves Monnerat janvier 2019

 

LA STE-CECILE DE COURTEMAICHE

LA STE-CECILE DE BUIX

 

 

 

 

La ste-Cécile de Courtemaîche (Yves Monnerat)

1.La fondation de la société

2.Avant la fondation de la société

3. Les prêtres, les présidents, les directeurs, les organistes

4. L'orgue

5. Les évènements marquants

6. La bannière

 

1. La fondation de la société

     C'est un jeudi soir, le 27 juillet 1922. 14 femmes et 16 hommes sont réunis et décident de former un choeur mixte appelé Ste-Cécile. Les 13 articles du règlement sont discutés, puis acceptés. Chacun à son tour appose sa signature à la fin du document. Pour la première fois, des femmes pourront être membres aux mêmes droits et devoirs que les hommes.
     L'abbé Joseph Buchwalder est curé de la paroisse depuis 1882. Sans doute son action fut-elle déterminante dans la création de la société: il en est désigné le président d'honneur.
Quatre jours avant la constitution de la nouvelle société, la Paroisse fêtait les 40 ans de sacerdoce de son curé. Un choeur mixte de circonstance, mis sur pied par M.Meusy, l'organisateur de la fête, anima la cérémonie:

 

  « Le 23 juillet 1922, l'église a revêtu ses plus beaux atours; de la cure à l'église, un chemin bordé de verdure et de drapeaux, que parcourra un imposant cortège formé des enfants des écoles, de l'excellente fanfare et du groupe des ecclésiastiques entourant le vénéré jubilaire que suivaient les autorités et la foule des paroissiens.
La cérémonie à l'église revêtit un éclat particulier. On admira la vigueur et la voix toujours forte du vénéré jubilaire, les chants du choeur mixte de circonstance, les paroles éloquentes de M. le doyen de Porrentruy. Pendant le repas, la fanfare vint aimablement donner une sérénade aux hôtes de la cure .... »

(Extrait du journal Le Pays du 24 juillet 1922)

 

     Le but de la société est d'étudier les principes de la musique et du plain-chant, afin de rehausser les cérémonies religieuses. Il y aura au moins une répétition obligatoire par semaine. Il pourra être fixé d'autres répétitions supplé­mentaires auxquelles devront assister les membres que le directeur ou le président désignera. Toute personne qui voudra faire partie de la société paiera 2 francs pour son entrée; tout membre actif est tenu de payer en outre une cotisation mensuelle fixée par l'assemblée générale. Les membres honoraires paient une cotisation annuelle de 3 francs.
     Les nominations du comité et du caissier, l'acceptation de nouveaux membres devront avoir lieu au scrutin secret et à la majorité des membres présents.

     Tout membre donnant sa démission ne sera libéré des obligations envers la société qu'au bout d'un mois. Il devra rendre tous les objets appartenant à la société.

     Il pourra être fixé d'autres répétitions supplémentaires. Les membres désignés par le directeur devront y assister. Un congé de quelques semaines pourra être accordé pendant les gros travaux des champs.

     Une amende de fr 2.- sera infligée à tout membre n'assistant pas à une exécution polyphonique décidée par l'assemblée.

     En cas de décès d'un père, d'une mère, d'un frère ou d'une soeur, le membre n'est pas astreint aux répétitions pendant un mois.

     Le premier comité

Président Alcide Lièvre
Vice-président Auguste Theurillat
Secrétaire Paul Chaumeil
Caissière Mathilde Galeuchet
Directeur Albert Meusy
Membres Germaine Crelier
  Gabrielle Froidevaux
  Jules Raby
  Constant Brossard

 

2. Avant la fondation de la société

     Albert Jubin (1898-1929) était organiste à Rocourt vers 1913 où il avait l'avantage d'avoir à sa disposition un orgue neuf. Puis, lorsqu'il s'est fixé à Courternaiche, il fut forcément remplaçant. Autour de l'année 1926, il fut nommé pour chanter et accompagner les messes des défunts en semaine et les enterrements. Il était apprécié dans sa manière d'harmoniser le plain-chant et il se servait assez bien du jeu des pédales.

     François Brossard (1876-1926) fut président vers 1915 d'un choeur d'hommes pour le chant d'église, mais il eut le regret de voir les choses se gâter complètement à cause de la politique. Une partie des membres a semblé ne pas vouloir chanter le plain-chant pour n'exercer que du chant profane. M.Brossard doit avoir quitté le chant d'église vers les années 1918-1919.
     En 1915, le Conseil de paroisse décide d'acheter 120 livres de chant pour un montant de 140 francs.
     En 1910, l'organiste et son souffleur reçoivent un traitement de 100 francs.
     En 1896, sur proposition de l'abbé Buchwalder, un orgue est acheté à la maison Klingler pour 2000 francs. 25 francs sont alloués à l'organiste et 10 francs au souffleur.
     Célestin Gatherat ( 1865-1941 ) était membre autour de 1890 de la société de chant de Courtemalche.
     Le sacristain et sonneur, désigné par le Conseil de paroisse le 28 décembre 1883, doit chanter sans rétribution les messes fondées; les messes chantées à l'occasion des mariages, enterrements, messes de deuil et du bout de l'an lui seront payées à raison de un franc chacune par les intéressés. Il sera tenu de former de nouveaux chantres; à cet effet, il convoquera les jeunes gens de bonne volonté, toutes les semaines, une soirée, du 1 er novembre au 1 er mars de chaque hiver; les veilles de grandes fêtes, il devra réunir les chantres pour chanter la messe du lendemain.
     En 1880, Henri Crelier, régent, tient l'harmonium et reçoit 10 francs. 20 francs sont alloués aux chantres de la section de Courternalche.
     En 1879, le Conseil de paroisse alloue 30 francs aux chantres vu leur application à rehausser l'éclat des offices par leurs chants. Les messes de mariage, d'enterrement et du bout de l'an sont chantées par le marguillier (personne chargée de la garde et de l'entretien de l'église) à raison d'un franc par office.
     En 1876, Louis Lièvre est nommé organiste, mais 9 mois plus tard, il est sommé de rendre les clés de l'harmonium car il ne remplit pas ses fonctions.

*******

     Ces rares informations trouvées dans les archives de la Paroisse et dans un livre d'or rédigé par Auguste Theurillat le 5 mai 1945 démontrent qu'un choeur de paroisse existait avant 1922 à Courternalche. Ce sont les hommes qui en font partie avec la mission de chanter les offices du dimanche et des fêtes. Pour les cérémonies de mariage ou les enterrements, un ou des chantres étaient désignés et rémunérés par le Conseil de paroisse. Selon la lettre « Motu Proprio » du pape Léon X de 1903, les membres d'un choeur d'église doivent être des hommes uniquement, des hommes d'une vie sans tache et se montrant dignes de la charge qu'ils revêtent. Les textes en latin doivent être chantés dans un ordre prescrit et ne peuvent être modifiés ou simplifiés.

     L'organiste seul est rémunéré; les chantres ne le sont pas, sauf pour les offices des morts.
Les répétitions avaient lieu en hiver seulement, une fois par semaine et les veilles de fêtes.
On se doute que l'obligation de chanter le plain-chant n'était pas du goût de tout le monde. D'autant plus que la maîtrise de cet héritage du passé présentait des difficultés et demandait des connaissances musicales indispensables.

     En 1879, dans la revue Caecilia qu'il rédige et imprime lui-même, Joseph Gürtler (1833-1901), fondateur de la Fédération des Céciliennes du Jura, écrit:

« Si tant de jeunes gens désertent l'église, c'est qu'on ne s'attache pas assez à la leur faire aimer. Pour s'épargner la peine de réunir et d'instruire la jeunesse, on se contente trop souvent de ce qu'on a : quelques voix fatiguées par un long exercice et qui ne sortent pas du petit répertoire qu'elles ont péniblement acquis. Donnez aux jeunes gens qui en ont le goût les notions indispensables du chant; les premiers exercices bien sus, abordez la pratique par quelques morceaux faciles. Si l'on ajoutait quelques petits concours où les différents choeurs d'une contrée auraient l'occasion de se faire entendre, une saine émulation ne manquerait pas de s'établir, et notre jeunesse serait heureuse de s'appliquer à l'étude d'un art qui, outre ses agréments propres, contribue si puissamment à entretenir la vie religieuse parmi les fidèles. »

 

 

3. Les prêtres, les présidents, les directeurs, les oganistes

Les prêtres

1882-1931 Joseph Buchwalder
1931-1938 Ernest Farine
1938-1971 François Huot
1971-1972 Père Marie-Bernard
1972-1981 Narcisse Fleury
1981-1983 Georges Mathez
1983-1988 Gabriel Aubry
1988-1994 Claude Voillat
1994-2004 Gilles Chassot
2004-2009 Unité pastorale « L’Eau vive »

 

Les présidents

1922-1923 Alcide Lièvre
1923-1924 Léon Lièvre
1924-1938 Albert Meusy
1938-1948 Fernand Maillard
1948-1952 Louis Pouchon
1952-1954 Lucien Lièvre
1954-1958 Louis Pouchen
1959-1960 Raymond Lièvre
1960-1963 Bernard Lièvre
1963-1965 André Lièvre
1965-1967 Jean-Marie Bélet
1967 -1984 Henri Cramatte
1984-1985 Gisèle Frésard
1985-1990 Yves Monnerat
1990-2001 Marie-Noëlle Cerf
2001-2012 Régine Lièvre

 

Les directeurs

1922-1938 Albert Meusy
1938-1950 Aimé Surdez
1950-1953 Constant Brossard
1953-1954 Bernard Lièvre
1954-1957 Roland Prudat
1957-1966 Joseph Ackermann
1966-2001 Yves Monnerat
2001-         Lucie Catellani

 

Les organistes

    
1876 ? - 1880 ? Louis Lièvre
1880 ? -? Henri Crelier
1910 ? - François Lièvre
1915 ? -1921 ?  Albert Jubin
1921 ? - 1952    Auguste Theurillat
1952 - 1964      Bernard Lièvre
1964 - 1966      Charles Ablitzer
1966 - 2000 Carmen Piller
2000 -  Joël Bertrand

 

 

4. L'orgue

     En 1896, l'harmonium est remplacé par un orgue moderne de 6 registres de la Maison Klingler de Rorschach. L'abbé Buchwalder prend à sa charge le quart du coût global de 2000 francs, à la condition que les paroissiens en fassent de même; le solde de 1000 francs est payé par la Paroisse et la Commune. L'abbé-est chargé de faire les démarches.
     En 1925, la Paroisse procède au remplacement de cet orgue en faisant appel à la Maison Goli & Cie de Horw (Lucerne). Le 1er clavier comprend 6 jeux et 56 notes; le 2ème clavier, 6 jeux également et 68 notes; le pédalier 2 jeux et 30 notes. La soufflerie, alimentée par un moteur électrique, consiste en un soufflet réservoir à 2 plis.      L'installation est conçue afin de permettre une extension future comprenant 6 à 8 jeux, sans avoir de frais extraordinaires. La console, construite en bois de chêne de 1 er choix, est élégante et moderne. Le prix convenu ascende à 14 800 francs payables en 8 ans ou moins. Le vieil orgue est remis au constructeur.

 

 

 

5. Les évènements marquants

1922
La société est constituée le 27 juillet. Les amendes sont fixées ainsi : celui ou celle qui arrivera avec un quart d'heure de retard paiera une amende de 10 centimes; avec une demi-heure de retard, une amende de 20 centimes et celui qui manquera la répétition paiera 30 centimes.

1923
La Paroisse verse à la chorale une indemnité de 30 francs. Une somme de 100 francs est déposée à la Banque cantonale de Berne pour l'achat d'un bel harmonium.
Quelques chantres participent à un cours de plain-chant à Porrentruy.

1924
La première promenade de la société a comme destination la ville de Bâle.

1925
Pour la promenade à Glovelier, les membres actifs versent 7,50 francs, les membres honoraires 8 francs.
La tribune de l'église est abaissée et un nouvel orgue est installé. L'assemblée décide de faire un loto à l'Auberge de la Couronne le 18 octobre et de faire une sortie à Delémont.

1926
Le départ pour la sortie de Lucelle en chars à pont est fixé à 7 heures et le retour à 8 heures. Celui qui ne rentrera pas avec la société paiera une amende de 2 francs.
Lors du décès d'un membre actif, la société chante les différents offices, exécute un chant sur le cimetière et fait dire quatre messes pour le défunt. Si c'est un membre honoraire, la société chante l'office du jour et exécute un chant sur le cimetière.
Les membres qui ne participent pas, sans excuse valable, à une sortie, à l'exécution d'une messe en musique ou à l'exécution de morceaux, sont passibles d'une amende de 2 francs. Les excuses doivent être remises à l'un des membres du comité.

 

1929
L'assemblée décide d'acheter un drapeau pour la fête des Céciliennes au Noirmont. On reçoit une participation de 64 francs de la Paroisse pour l'achat de partitions.
Le chauffage au coke est installé à l'église. L'organiste reçoit 125 francs.

1931
La société participe à la Fête centrale des Céciliennes à St-Ursanne. Ses 28 membres interprètent « Ave Maria» de Doret comme chant polyphonique. De plus, ils chantent un Introït en latin choisi par tirage au sort parmi les 6 Introïts imposés. A 20 heures, la partie récréative se compose, en autre, d'une comédie-bouffe jouée par la Jeunesse catholique « L'avenir » de St-Ursanne.
Une messe et une fête sont célébrées pour fêter le départ de l'Abbé Buchwalder.
Deux délégués participent à un cours de plain-chant à Porrentruy.

1932
Lucien Lièvre reçoit 5 francs pour une messe chantée en souvenir de l'Abbé Buchwalder.
Le téléphone est installé à la cure.

1933
On se rend à Courroux pour la Fête centrale des Céciliennes et on y chante un « De Profundis» de Mozart. Le repas de midi a lieu dans les différents restaurants du village.
La Paroisse entreprend la construction de la salle des Oeuvres.

1934
Le caissier est relevé de ses fonctions; tous les autres membres du comité sont réélus.

1937
La société part en balade au Ballon d'Alsace.
Les Paroisses de Courchavon et de courternatche se séparent et deviennent autonomes.
Les 32 membres participent à la Fête régionale de Cornol où ils interprètent « Ave Verum» de Mozart.

 

 

1938
Un délégué participe au cours de plain-chant de Glovelier. Avec le professeur Carraz, on y étudie les messes grégoriennes 1 à 9.

1944
L'après-midi du 4 juin, la société forte de 33 membres est à Alle pour la Fête régionale. Après son concours où elle exécute «Ave Maria» de Goller et après la critique du jury, elle se rend dans un restaurant pour une collation organisée par la Ste-Cécile de Alle.

1946
Les chanteuses de la société, ainsi que les paroissiennes, se voient refuser le droit de vote lors des assemblées de paroisse.
Le comité propose une promenade à Lucerne.

1950
La société met la pâte à l'organisation et à l'animation d'une kermesse en faveur de la rénovation de l'église.

1956
Les orgues sont revisés et nettoyés par l'entreprise Kuhn de Mannerdorf. Par suite de difficultés d'ordre interne, la société démissionne de la Fédération des Céciliennes. Les démarches entreprises par le président et le secrétaire de cette dernière restent sans suite.

1960
Un piano est acheté pour les répétitions qui ont lieu dans une salle de l'école primaire.

 

1961
La demande de réadmission à la Fédération est acceptée et applaudie par l'Assemblée des délégués du 15 octobre.

1962
Le directeur reçoit un salaire annuel de 200 francs payé par la Paroisse. Le 23 septembre, le 40ème anniversaire est fêté. A 10 heures a lieu une grand-messe avec discours de circonstance; à 11.15 heures, les membres de la société et les invités, après une brève visite au cimetière, partent en cortège pour prendre l'apéritif au Restaurant de la Couronne. Ils se rendent ensuite au Restaurant du Cheval-Blanc pour le repas officiel.

A cette occasion, la médaille Fidei ac Meritis est remise par le Vicaire général, Mgr Cuenin, à Lucien Lièvre, pour 40 ans d'activité au sein de la Paroisse et de la société.

Les 22 membres vont en balade à Schaffouse et à Kloten.

 

« ... C'est ainsi qu'on applaudit, tour à tour, M.I'abbé Huot, le dévoué curé de la Paroisse, le directeur des Saintes-Céciles M. l'abbé Nusbaumer, M.le doyen Ma th ez, le R.P.Joset, le président de la Paroisse, le maire de la commune, le délégué de la Commission d'école, ceux des deux fanfares, des deux gymnastiques, du football, s'il vous otett ! Et chaque délégué était porteur d'un gentil cadeau.
Enfin, une voix qui avait bien le droit aussi de se faire entendre: celle de M. Constant Brossard, ancien directeur de la Ste-Cécile. 1/ évoqua, en traits vivants, la passé qui ne fut pas toujours facile, et disant sa confiance pour l'avenir qui, après une telle fête, ne peut être que vivant pour la Sainte­Cécile .... »

(Extrait du journal Le Pays du 24 septembre 1962)

1963
« Ille est Rex» de Palestrina est l'oeuvre présentée à la Fête centrale de Porrentruy en catégorie II. Une couronne de laurier récompense les efforts des choristes.

1964
La Ste-Cécile représente les paroisses d'Ajoie aux fêtes du Vorbourg. Elle y anime la messe du vendredi.
La sacristie de l'église est complètement restaurée.

1965
L'Ordonnance sur la liturgie entre en vigueur. Dès cette année et progressivement, la société s'adaptera aux nouvelles directives: les fidèles doivent pouvoir participer activement aux offices ; l'usage du français sera généralisé mais le chant grégorien ne sera pas sacrifié, en particulier l'Ordinaire des messes. La lutte entre les anciens et les modernes est engagée avec difficultés.

 

1968
Le traitement du directeur et de l'organiste est fixé à 500 francs chacun. La Paroisse fête les 35 années de sacerdoce de l'abé Huot et les 20 ans de vie religieuse de Sr Monique Cramatte.
Les chants en français sont igénéralisés.

1969
La société enregistre 6 démissions compensées par 6 admissions. Elle est constituée de 29 membres.

1971
Un don de 500 francs est fait en faveur du camp de ski des enfants de l'école primaire.
La société assiste à deux spectacles: « Le Roi Lear» par le TPR et le gala des Compagnons de la Chanson à Courroux.

1973
Tous les membres se rendent à l'hôpital de Porrentruy pour un don du sang.

1977
Avec les sociétés de Fahy, Grandfontaine et Rocourt, la société concourt à la Fête régionale de Chevenez. Deux chants en français y sont interprétés: « 0 Dieu où mon espoir j'ai mis» de Goudimel et « Don que Dieu fait aux hommes» de Guerrero.

1978
La société se rend à Croix le 22 octobre pour animer la messe en l'honneur des 70 ans et des 40 ans de sacerdoce du curé de cette paroisse française, M.l'abbé Marcel Renoud.
Elle participe au thé-vente de la Paroisse et au jeu de A à Z de la Radio romande à Porrentruy.

Francs propos du Journal Le Pays:

« Vivant et mort, il restera chez nous» C'est de leur curé qu'ils disaient cela, l'autre dimanche, ces gens de Croix et de Villars-le-Sec, non loin de la frontière.
C'est qu'ils avaient marqué par une fête spontanée, toute de coeur, les septante ans de vie et les trente ans de ministère en leur paroisse, de ce bon pasteur, ami de l'Ajoie, dont je lui ai apporté le salut. Heureux et fier de voir la Ste-Cécile de Courtemaiche apporter, elle, l'accent de ses voix sous la baguette d'un chef qui, ce jour-là comme bien d'autres fois, instituteur et syndic de sa commune, s'est affirmé maestro. »

  

1979
La société participe à la Fête centrale de Boncourt avec ses consoeurs de Bonfol, Courchavon, Courtedoux, Bure, Vendlincourt, Damphreux et Lugnez. Elles y chantent « Gloire à ton divin nom» de Haendel et
« Cantate domino» de Broquet.      .
Un grand pique-nique de 196 participants réunit, un peu plus tard, toutes ces sociétés à la halle des fêtes de CourtemaÎche.

 

1980
La Ste-Cécile de Bure nous accueille également à un pique-nique autour du terrain de football de cette localité.

1981
Avec Bonfol, Bure et Courtedoux, la société participe à la Fête régionale de Alle: « Tantum ergo » de Bruckner et « Veni Sancte Spiritu » de Sala y sont présentés.

1983
Les paroisses de Coeuve et courtematche relèvent du ministère de l'abbé Gabriel Aubry. C'est l'opportunité d'une nouvelle collaboration avec la Ste-Cécile de Coeuve et son directeur, M.Roger Walter. Des programmes sont établis en commun.
Avec Bonfol, Bressaucourt, Bure, Courtedoux et Vendlincourt, notre société participe à la Fête centrale de Bassecourt avec « 0 Sacrum convivium » de Viadana et « Gloria» de Fornerod.
Les manuels « D'une même voix» sont mis à la disposition des paroissiens à l'église.
Les 22 membres donnent concert au Congrès des Suisses de l'étranger, au 25ème anniversaire de la Banque Raiffeisen et à l'assemblée des Invalides.
Elle organise le concert de la « Chanson de Montsevelier » à la halle.

 

1985
Le 24 novembre, fête de Ste-Cécile, la médaille « Fidei ac Meritis» est remise, pour leurs cinquante ans de sociétariat, à Joseph Ackermann et Henri Cramatte lors d'une messe solennelle, suivie d'un repas regroupant la société et quelques invités.
Un Petit Choeur d'enfants est constitué par le directeur de la Ste-Cécile. Il répète le samedi matin pendant une heure et demie et chante une fois par mois, lorsque la Ste-Cécile a congé.
Le loto est organisé en coopération avec le Groupe des Jeunes un dimanche après-midi par année. Une partie du bénéfice est remis, quelquefois, à des missionnaires ou à des oeuvres charitatives.

 

1986
La rénovation intérieure de l'église commence. Les offices se déroulent à la salle des Oeuvres.
Comme par le passé, les répétitions ont lieu dans une classe scolaire; un piano est à disposition.
Le principe d'un dimanche de congé par mois est adopté. La messe dominicale est célébrée alternativement et mensuellement une fois le samedi, une fois le dimanche.

1987
A la Fête centrale de Moutier, Bure et notre société (24 membres) participent au concert avec « J'aime mon Dieu» de Pidoux et « Ave Maria» d'Archadelt.
Le Petit Choeur cesse son existence.
La Confirmation est chantée avec Coeuve;ainsi que la fête de la Vierge de Lorette à Porrentruy.

1988
La société a la tristesse de perdre l'un de ses plus fidèles membres: Henri Cramatte. Un éloge funèbre est prononcé par le directeur.

 

1989
«Supplication» de Purcell et «Ouvriers du Seigneur» de Vallery sont chantés à la Fête régionale de Buix avec les sociétés de Bure et Courtedoux.

 

1990
Joseph Ackermann, ancien membre et directeur, est désigné en qualité de membre d'honneur.
Une messe et un repas fraternel nous réunissent à St-lmier avec l'abbé Aubry qui vient d'être nommé dans cette paroisse et la Ste-Cécile du lieu. Le déplacement se fait en car.
La société donne un concert aux personnes âgées réunies lors de leur traditionnelle sortie annuelle.

1991
A la Fête centrale de Saignelégier, «Alta Trinita Beata» d'un compositeur anonyme et « Chant triomphal» d'Altenburg sont présentés au concours avec Bure et Courtedoux.
Un concert est donné à l'occasion du parrainage de la commune avec Brüttiselen à la halle. Auparavant, l'office dominical y est chanté.
A Lucelle, la société anime une messe pour les 80 ans de Joseph Ackermann qui l'a récompensé en lui offrant un grand repas.
Sophie Maillard remplace le directeur hospitalisé.

1992
Le société se rend au Vorbourg pour y chanter la messe au nom de l'Ajoie (26 membres).

1993
Elle participe à la Fête régionale de Porrentruy sans y donner de concert. Une messe de reconnaissance est célébrée pour les 25 ans d'activité du directeur et de l'organiste.

1994
La société chante la messe au Home des Chevrières de Boncourt et à Buix pour la Fête des Vendanges. A l'apéritif, elle s'exécute devant l'église.

 

1995
Elle participe à la Fête centrale du Noirmont sans y donner concert. Un office est chanté à l'hôpital de Porrentruy.

1996
La société chante les funérailles de Marcel Choulat, victime d'un tragique accident du travail, à l'âge de 27 ans. II était membre de la société depuis 1984.

1997
Avec Coeuve, elle interprète « Agnus Dei» de Gabrielli et «Jubilate Deo » de Thalmos à la Fête régionale de Chevenez.

1999
Le 6 mai, la société participe à l’émission de la Radio Suisse Romande « Le Kiosque à musique ».
Le 31 octobre, elle anime la messe radiodiffusée à la Radio Suisse romande.

 

 

6. La bannière

     Profitant du 75ème anniversaire, la société a fait procéder à la rénovation de sa bannière par Mme Francine Dubuis de Savièse. Jugeant les motifs d'une grande valeur artistique et artisanale, elle a renoncé à la confection d'un nouveau drapeau, qui aurait été plus moderne mais qui n'aurait pas représenté tout le poids historique de l'ancien.
     Jeanette Wermeille, épouse de Philippe et Fernand Choulat, pisciculteur, ont accepté l'honneur et la responsabilité du parrainage. La bannière sera bénie pendant l'office religieux commémorant le 75 ème.
     Cette bannière a été inaugurée en 1929 lors d'une simple cérémonie de bénédiction, un dimanche après-midi (Vêpres). Albert Jubin, tailleur et organiste, portait le drapeau dans la nef, pendant que le choeur mixte chantait un cantique à Ste­Cécile. Elle n'a pas eu de parrain et de marraine.
     Sur un côté, on trouve Ste-Cécile jouant de la harpe avec l'inscription « Pour Dieu et patrie, unissons nos coeurs, nos voix ». Sur l'autre côté sont dessinées les armoiries de l'Evêché de Bâle et de Mgr Joseph Ambühl, alors évêque du diocèse.

 

 

  

 

 

 

 

La Ste-Cécile de Buix (Joseph Courbat)

1881

La Revue Caecilia du mois de septembre précise que les offices de  Buix sont chantés par  8 chantres, voix d’hommes. On se sert du graduel romain édité par Théodore Pitrat avec accompagnement d’orgue et l’on chante également la messe à deux voix parue dans la revue Caecilia. Un orgue à 9 jeux, de M. Cattin facteur d’orgues à Cornol, a été construit en l’année 1862 – 1863 : son état laisse à désirer. L’organiste Alphonse Landry seul est payé : son traitement annuel est de 100 fr.

1885 Fondation de la société Sainte-Cécile

Dans la revue Caecilia d’avril 1885, on peut lire : « Il vient de se fonder à Buix une société de Sainte-Cécile comptant plus de 20 membres (Hommes). Déjà, elle a chanté à Pâques une messe et quelques motets à plusieurs voix ».

 

1886

La revue Caecilia du mois de novembre 1886 : « Le 24 octobre dernier a eu lieu l’inauguration de l’orgue en grande partie neuf, réparé et complété par M. Klingler, facteur d’orgues à Rorschach. La paroisse de Buix avait le plaisir d’entendre de nouveau son orgue muet depuis plus de deux ans suite à des dégâts causés par l’humidité ». L’orgue est donc maintenant un Cattin-Klingler. Il résonnera durant septante bonnes années pour ensuite être remplacé par un Schaeffer en 1935. Petite précision :  le Cattin-Klinger sera vendu à la paroisse de Courchavon où il restera durant une trentaine d’années.

1934

Réunis en assemblée le 29 juillet 1934, les ayants droit de Buix choisissent leur nouvel instrument, réalisé par le facteur d’orgue Schaeffer de Bâle. Le prix est de 11 000 fr avec une composition de 14 jeux et avec  le réemploi des anciens sommiers des orgues de Ste-Claire à Bâle. Onze mois plus tard, soit le 9 juin 1935, le nouvel instrument est inauguré en grande pompe.

1964

A peine trente années passent, l’orgue Schaeffer est remplacé par l’actuel Kuhn de la Manufacture de Grandes Orgues Th. Kuhn SA de Männedorf. Composition de 11 jeux  répartis sur deux claviers et le pédalier. Le prix est de 40 000fr, la société Sainte-Cécile s’étant engagée à payer la somme 10 000fr !

 

 

1950

De chœur d’hommes, la société Sainte-Cécile accueille les demoiselles et dames et de ce fait devient Chœur mixte Sainte-Cécile.

1965

Dimanche 24 janvier à 14 heures, toute la paroisse est en fête pour l’inauguration de son nouvel orgue Kuhn. Allocution et bénédiction de M. le Doyen. Concert d’inauguration M. Pierre Plomb de Boncourt. Le chœur mixte Sainte-Cécile introduit la cérémonie par le VENI CREATOR de Ch. Walter et après le concert du nouvel instrument, O Salutaris de Hauser, Haec Dies de P.Plomb, Tantum Ergo de G. Jeanbourquin, la bénédiction du Saint Sacrement et pour terminer Tout l’Univers de Schütz.

1968

Bénédiction de la bannière de la Société Sainte-Cécile. Cérémonie présidée par M. le Doyen Georges Mathez accompagné de notre curé M. l’abbé Michel Jolidon. La nouvelle bannière est présentée par la marraine Madame Madeleine Villat, le parrain Monsieur Joseph Courbat-Müller et le président de la société Gérard Jeker.

1973

La société Ste-Cécile de Buix organise pour la première fois la Fête régionale des Céciliennes d’Ajoie et du Clos du Doubs. C’est Henri Etique qui en est le président d’organisation. Le samedi soir, nous accueillons la Chanson de Fribourg sous la direction de l’abbé Pierre Kaelin.

1989

Fête régionale des Céciliennes d’Ajoie et Clos du Doubs. La société Sainte-Cécile de Buix remet ça ! C’est le président  André Courbat qui assume la responsabilité de l'organisation. Comme il y a seize ans, c’est la Chanson de Fribourg sous la direction de M. l’abbé Pierre Kaelin qui donne concert le samedi soir sous une cantine dressée pour l’occasion aux Champs des Roches, cantine qui servira de cathédrale aux 400 chanteurs pour la messe solennelle du dimanche et pour le repas. Les concerts de l’après-midi se déroulent  à l`église.

 

1990

Le 2 et  3 juin, le Chœur mixte Sainte Cécile fête son 40ème anniversaire. Samedi 2 juin 20 h, 1ère partie : concert d’orgue donné par Jean-Charles Ablitzer, 2ème partie : concert du  chœur Sainte-Cécile sous la direction de Fernand Villat accompagné à l’orgue par Joël Bertrand. Dimanche 3 juin : Office solennel de la Pentecôte suivi de la commémoration des membres défunts au cimetière, apéritif à toute la population avec concerts de la Fanfare Union et de la Chorale Harmonie de Buix. A midi : repas de fête au restaurant du Cheval Blanc à Buix.

 

2000

10 et 11 juin : 50ème anniversaire du chœur mixte Sainte-Cécile. Pour l’occasion, c’est le chœur mixte « La Chanson du pays de Gruyère » sous la direction de Michel Corpataux  qui donne concert  le samedi soir. Le dimanche, cérémonie du souvenir au cimetière. Messe solennelle en l’église Saint Maurice. Apéritif communautaire et repas officiel au bâtiment polyvalent.

 

2005

Fête régionale des Céciliennes d’Ajoie et Clos du Doubs. C’est Joseph Courbat qui assume la responsabilité de président d’organisation. Le samedi soir : Concert de la Chorale La Rose des Vents. Chœur amateur basé à Romont (FR), la Rose des Vents regroupe des chanteurs domiciliés dans le canton de Fribourg. Elle a été fondée par son directeur Yves Piller en 1976.
Contrairement aux fêtes de 1973 et 1989, pas de montage de cantine. Etant donné que l’église de Buix est trop petite pour recevoir tous les Céciliennes et Céciliens, c’est dans l’église de Damphreux qu’est célébrée la messe. Ensuite, les participants se rendent à Buix pour l’apéritif, le repas de midi et les concerts à l’église l’après-midi. Le soir, les sociétés ont la possibilité de souper sur place.

Les organistes

1880 – 1883 Alphonse Landry
1883 – 1888 Victor Prongué
1888 – 1890 Gustave Simon 
1891 – 1892 Camille Courbat
1892 – 1900 Jules Hennin    
1901 -  1913 Jules Courbat
1914 – 1983 Albert Prongué 
Depuis 1984 Joël Bertrand

                                                                                                                                                                                                                                                           
Albert Prongué dit  l’Oncle Albert est né en 1900. C’est à l’âge de 14 ans qu’il s’est vu confier le clavier de l’orgue Cattin-Klingler.  Il aura donc joué sur les trois instruments de Buix et durant soixante-neuf années. Musicien dans l’âme, autodidacte, de sa belle écriture, il recopiait ou écrivait à la main les partitions et autant d’exemplaires pour les chanteuses et les chanteurs.

     

 

 

Les directeurs

1905 – 1956 Joseph Prongué 
1956 – 1957 Victor Prongué
1957 – 2000 Fernand Villat
Depuis 2000 Marcel Meusy

                          

Les présidents

1950 – 1962 Louis Prongué 
1962 – 1964 Abbé Georges Chevrolet
1964 – 1972 Gérard Jeker
1972 – 1976 Joseph Courbat-Meusy
1976 – 1981 Henri Etique 
1981 – 1985 Laurent Courbat
1985 -  2005 André Courbat 
Depuis 2006 Odile Monin

 

   De la fondation 1885 (chœur d’hommes) à la fondation 1950 (chœur mixte), les  archives sont malheureusement inexistantes.
   Voilà retracée, en quelques lignes, l’histoire de la Société Sainte-Cécile de Buix, en se référant aux maigres archives, à la mémoire des plus anciens et à l’ouvrage de Monsieur Georges Cattin, « ORGUES et organistes d’Ajoie et de Saint-Ursanne ».